CR_rando - 15-02-26 Les Rives - Rocher de Servières
| Lieu : |
Les Rives |
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| Date : | 15 février 2026 | ||
| Responsable : | Gérard Fontaine | ||
| participants : | 31 |
Malgré une météo capricieuse, ils sont venus 31 "contre vent et amarrés" ! Il est vrai que la découverte du fameux et imprévisible lac intermittent des Rives a attisé la curiosité de plus d’un…
A l’heure dite, huit véhicules filent en direction du Larzac. Plus nous prenons de l’altitude, plus les degrés descendent et c’est un zéro pointé qui nous accueille aux Rives ! La Tramontane
souffle à décorner les vaches et les bonnets sont bien fixés sur les têtes ! Le berger barbu l’a annoncé : «Hors sentier et "saute-clôture" facile sur 3/4 de la rando !» La troupe des aventuriers du jour s’élance à la recherche de l’arche perdue !
Les mollets s’échauffent gentiment pendant 2,5km sur un chemin "plat". Premier "saute-clôture" et découverte de l’arche minérale sculptée par l’érosion ; la photo de famille s’impose, accompagnée de la pause "en-cas" syndicale! "Marie-Aline Jones" se sent l’âme de son homologue Indiana en se perchant sur l’arche parée de ses stalactites glacées. Un certain Bonaparte lors de sa randonnée égyptienne en 1798 lui aurait inspiré ces mots : « Drailhous, du haut de cette arche, 40 siècles vous contemplent !»
C’est parti, en errance à travers les pâtures désertées de leurs occupantes qui attendent
des jours meilleurs, bien au chaud dans leurs bergeries ! Seconde halte, après quelques "saute-clôture" pour découvrir une petite baume cachée dans la végétation. La déambulation se poursuit sur le causse, toujours dans un environnement sauvage, empreint de mystère, où les rochers dolomitiques disséminés parmi la végétation se dressent telles des sentinelles veillant à respecter la quiétude des lieux. Nous approchons de l’attraction du jour et il est difficile au pâtre de tenir le troupeau qui s’éparpille pour réussir LA photo du lac ! Il l’avait dit : «Il faudra prendre une variante pour aller à la plage vu que c’est marée haute !» C’est parti à l’azimut à travers les buis ; ça suit derrière ; ça la ficherait mal de perdre une brebis, d’autant que le loup rôde sur le causse depuis quelques années déjà… Après quelques détours pour cause de "hautes eaux", c’est la découverte au plus près du plan d’eau éphémère perdu dans l’immensité de la nature caussenarde.
Perdu, pas tant que ça, puisque visité par une foule de curieux de tout poil venus d’horizons divers, ayant laissé une ribambelle de voitures garées au bord de la route, 200m plus loin, telle une colonne de chenilles processionnaires tombées de leur pin…
Les estomacs réclament leur pitance, et c’est un peu plus loin, après un "saute-clôture" "accroc-batique" où l’ami Claude se retrouve hameçonné par la chaussure par un fil barbelé joueur, et quelques franchissements aquatiques imprévus (il faut savoir se mouiller dans la vie…) que les "Drailhous" posent les sacs dans une clairière, à l’abri du vent taquin. Et ça commence : «Oh là là !» s’exclamera l’ami Stuart ! Les "mélokos" circulent parmi les affamés et l’arrivée des desserts en sera l’apothéose ! Le "jus de chaussette" clôture les agapes et il est temps de lever le camp. Il ne fait pas très chaud, le vent souffle toujours et la pluie annoncée dans le courant de l’après-midi menace…
Après une errance à l’azimut et quelques fils de clôture cachés au sol dans l’herbe, nous atteignons le rocher de Servières (alt 793m), ou rocher du lion, ou de la marmotte, ou du hamster, ou du Troll, ou...bref, chacun le baptise selon son imagination ! Malgré le ciel bouché, le spectacle qui s’offre au regard ravit tout ce beau monde. C’est ensuite la dégringolade du piton rocheux et après une ultime déambulation à travers les pâtures désertées, la troupe rejoint un bon chemin "à plat" où l’on rencontre encore des "zozotomobilistes" égarés en pleine "cambrousse" à la recherche de "Paris-plage" ! Durant la dernière heure, un "pipi de moineau" agrémenté par la Tramontane nous accompagne jusqu’à notre retour aux Rives. Ouf, on l’a fait ! La météo à été conforme aux prévisions. Apparemment, chacun est satisfait de sa journée riche en découvertes, mais bienheureux de retrouver le cocon douillet des voitures ! Selon la formule consacrée : « Ce fut une bonne et (presque) belle journée passée en bonne compagnie et toujours dans la bonne humeur !»
Gérard
